NuN / Lionel Palun

NuN– quatuor voix (Nadine Buchholz, Corinne Pontier, Anne LaurePigache, Julie Zglinski) – expérimentent et fabriquent unemusique faîtes de bruits de bouche, de défaillance de lavoix, de vagues sonores, de grandes amplitudes, de joutes vocales,d’images et de mots.
Lionel Palunsedéfinit comme électro-vidéaste. Ils’accapare l’image vidéo à toutes lesétapes, de sa fabrication par la caméra et l’outilinformatique jusqu’à sa diffusion via le signalélectrique. www
Ensemble ils jouent et explorent comment l’image des corpsproduit une musique, comment les voix composent avec l’image,comment l’image génère du son. Leurs points derencontres seront des partitions (support d’improvisation)préparées en écoutant-lisant Isou, Dufrêne,Hausmann, Schwitters…

Supercolor Palunar / Juke Film Boxe

Superbesoirée d’automne, marquant l’ouverture de l’exposition Rénovation 102 de Liz Rácz, avec la Juke Film Boxe de Gaëlle Rouard et le SupercolorPalunar de Jérôme Noetinger & Lionel Palun.

La Juke Film Boxe.Course de voiture, en montagne ou à la baleine… films de genre (lequel?) et même un qui fait peur à la demande : 2 ou 3 choses modiques qu’onpeut faire du Cinéma ou encore 2 ou 3 beaux étroncs auxquels vousglisserez bien 2 ou 3 pièces ?

Supercolor Palunar – video feedbackexperience. Trois écrans sont disposés en totem; un écran est branchédirectement sur une sortie de console, un second moniteur est réservéau travail vidéo et le dernier téléviseur est le point de rencontrecommun. Tout est basé sur des processus de feedback. Le son génère del’image, l’image génère du son. Une expérience distendue de sonscraqués, et de couleurs dénaturées. www

Radio-morts par Jean-Marcel Busson

N’importe quel dispositif électronique peut capter les transmissions radios de n’importe quel passant.
N’importe quel corps électromagnétique peut communiquer avec des magnétophones ou n’importe quel objet similaire.
Laflêche joue de la guitare avec du delay alors que S.N. Jusbec a un dispositif électronique.


Arnaud Rivière / Napalm Jazz

Né il y a 10 ans à Québec, le trio issu du projet radiophonique hebdomadaire du même nom, est composé de Philémon et de morceaux_de_machines (a_dontigny et Érick d’Orion).
Le collectif québécois se salit les mains avec ses approches non orthodoxes de la musique improvisée. Free jazz, musique concrète, noise, hip-hop, électroacoustique : les sources audio sont multiples et évocatrices dans les fresques sonores maximalistes à vélocité extrême que le trio réussit à faire naître.
Avec une complicité et une amitié fraternelle, les trois québécois font exploser les dogmes de la création musicale dans la joie et le bonheur ! Une approche rabelaisienne de l’improvisation ? Oui, sans aucun doutes.

Arnaud Rivère ?! …
Trafficage au rayon bricolant : tiges de ferraille dans la table de mixage, pas forcément filetées et pinces croco multicolores, ça rentre la sortie dedans.
C’est pas du tout fait pour, mais ça n’empêche.
Un électrophone, plutôt plastique, vive l’explosif, mais renforcé pour encaisser
Tant que ça tient !
Pas forcément des disques et même certains en métal, et d’autres. Au contraire des capteurs aussi qui se collent là où ils tombent, ou pas, pas toujours.
Sur et avec des ressorts, en revanche.
Bref, sinon, feedbackophile non repenti mais avec les mains, Arnaud Rivière se débrouille avec l’accident et le virage.
Enfin, pour être franc, ça dépend des jours.


Nappe / Robert Piotrowicz

Aujourd’hui figure emblématique de la scène électroacoustique noise polonaise,fondateur de l’incontournable label Experimental Musica Genera. Robert Piotrowiczn’en est donc pas à ses débuts. Il utilise un synthétiseur analogique comme basede ses recherches sonores, manipule avec radicalité l’art du drone et développepar des fréquences analogiques une captivante intensité de son. Mur dedéflagrations sonores industrielles et ultra-minimalisme à l’austérité clinique : unjeu de dynamiques en permanentes mutations.

Nappe, duo stéphano-grenoblois, est la rencontre entre la guitare préparée dePierre Faure et son re-traitement informatique en direct, sous les doigts de ChristianMalfray. Ils puisent leur musique dans un folklore dronique lointain ; un universsingulier, spasmodique, bourdonnant, sinusoïdal et fantomatique. Dérive lente etévolutive, ils réinventent une musique perdue et sans âge, et pourtant résolumentmoderne.

Une soirée d’immersion totale, sans concession qui frappe fort mais avec subtilité!

Overhang Party

Jean-François Sabouret écrivait dans son introduction à l’ouvrage collectif “Japon, peuple et civilisation”, que les japonais n’avaient pas copié les autres cultures, mais les avaient recrées.
Petit cours d’histoire : la musique psychédélique a été inventée à Tokyo, 15 ans après l’explosion acide dans la baie de San Francisco du Jefferson Airplane et de Blue Cheer. Les années 80 et 90 ont vu dans les clubs de Tokyo l’éclosion des groupes séminaux du psychédélisme avec Rallizes Denudes, High Rise, Kosokuya, Fushitsusha, Ghost, Acid Mother Temple, Marble Sheep, Magical Power Mako, Mainliner et… Overhang Party créé autour de Rinji Fukuoka.

Rinji Fukuoka est de ces musiciens fascinés par les instruments : violoncelliste, altiste, guitariste, frottant ou heurtant les cordes, cherchant à forcer les portes de la perception, voulant le grand voyage, toute une culture apprise dans l’écoute de disques jusqu’à l’aube : Blue Cheer, the Stooges, the Dream Syndicate, Amon Düül II, Rallizes Denudes, Velvet Underground, Henry Flynt… et combien d’autres ? De cette élégance cultivée, il a nourrit son jeu, plongé dans le son en aveugle, creusant les entrailles de cette culture du corps et du sang. Guitariste sur la corde raide de l’émotion, de la sensualité, de la mélancolie la plus poisseuse, même quand il cisaille sa guitare rejouant Detroit et San Francisco.

Rinji Fukuoka invoque Saturne et les guitarheroes chevauchant désormais les étoiles, brûlant sous ses doigts. La maison est en feu, il en tient les portes.
Il est aujourd’hui accompagné de Sachiko (l’une des bassistes du groupe mythique Kosokuya), Koji Shimura (batteur de Acid Mother Temple) et Junzo Suzuki (guitariste freak échappé d’un riff des Spacemen 3)

MAXWELLS DÄMON

“Le démon, pour prendre les décisions de laisser passer ou de renvoyer une particule, est obligé de l’observer, donc d’utiliser l’information dont il dispose. La quantité d’information que cela représente est minime, mais si on passe au niveau macroscopique, avec 1023 fois plus de molécules, l’information ainsi utilisée par le démon de Maxwell, que l’on suppose non disponible par l’observateur macroscopique, est importante. La baisse d’entropie découlant de l’exploitation des informations accessibles au démon correspond alors exactement à la différence entre information accessible à l’observateur macroscopique et information accessible au démon. L’impossibilité, pour l’observateur macroscopique, de faire de même que le démon passe donc par l’hypothèse selon laquelle prélever l’information accessible au démon exigerait, pour un observateur macroscopique, de dégrader de l’énergie mécanique en chaleur pour un montant faisant perdre au moins autant d’information (chiffrée par l’entropie macroscopique) que ce que l’opération d’acquisition d’information est censée en faire gagner.”

Vous avez rien compris… recalé au CAP de physique quantique ? C’est pas trop tard, et c’est l’occasion unique d’une remise à niveau.

Car ce trio de musique pratique son expérience depuis des années devant des observateurs qui, selon les principes mêmes de la physique quantique, influencent directement celle-ci. Improvisation des hautes sphères donc, venez les oreilles propres, on a besoin de vous !

Ulrich Böttcher percussion, électronique
Uwe Buhrdorf clarinette, électronique
Ulrich Phillipp contrebasse, électronique