POT DE RENTRÉE DE LA CNT 38

Présentation des activités des syndicats, causeries, lutte des classes, table de presse & grignotages…


La CNT 38 c’est :
3 syndicats : Éducation, Santé-Social & Collectivités territoriales et STICS
4 sections syndicales : Campus, Mairie de Grenoble, ESMPI Vienne et APF Industrie

Bruit de la Bande : Thomas Tilly et le Script Geometry

Pour cette année, chaque rendez-vous d’écoute du Bruit de la Bande invite un compositeur qui travaille avec des sons du réel, à jouer ses pièces en multi-diffusion, et à parler de sa démarche artistique et de son rapport à l’écoute.

Thomas Tilly est un musicien-compositeur autodidacte, qui utilise de plus en plus le microphone comme instrument principale de ses créations. En Mars 2013, il est parti travailler sur les stations du CNRS au Nouragues, réserve naturelle de forêt primaire située au cœur de la Guyane. Au travers d’enregistrements réalisés sur place et conservés bruts, comme une matière à la composition, il nous propose une diffusion spatialisée, dans le noir, de ce travail à mi chemin entre recherche musicale et scientifique.

« Script Geometry est un projet abordant les environnements sonores naturels comme des ensembles connectés, complexes, dans lesquels l’oreille humaine trouvera une analogie étonnante avec la musique électronique. Script geometry propose une écoute sensible et engagée de phénomènes sonores inattendus, affirmant la subjectivité de la pratique du microphone comme le véhicule d’une forme de musique expérimentale. »

Thomas Tilly : Composition, multi-diffusion

Carte blanche à Karim Moussaoui

Invités en tant que cinéastes et documentaristes, nous sommes partis en Algérie au mois de novembre 2011. Nous allions à Alger pour réfléchir et penser un projet de film collectif avec des algériens. Au cours de nos voyages nous avons rencontré Karim Moussaoui, réalisateur et programmateur. Il a fondé au début des années 2000 Chrysalide, un ciné-club itinérant à la programmation radicale dans le contexte du cinéma algérien. Pour prolonger cette rencontre, nous l’invitons au 102 proposer et commenter une programmation de films documentaires mettant en lumière certaines réalités de l’Algérie contemporaine.

« Dans l’Algérie des années 2000, les artistes sont confrontés à la difficulté de rendre compte à chaud d’un contexte social qu’ils vivent au quotidien. Comment répondre à une urgence de filmer quand les plaies sont encore ouvertes ? Comment trouver les moyens matériels et humains pour réaliser ? Est-il opportun, dans un tel contexte de s’interroger sur l’aboutissement d’une œuvre ? Enfin, comment de jeunes réalisateurs algériens nous parlent-ils de ce qui les préoccupe aujourd’hui ? » Karim Moussaoui

– J’ai habité l’absence deux fois de Drifa Mezenner [Algérie / 2011 / 20’]
« Quand la colère m’aura quitté, je raconterais… » dit le père a sa fille, réalisatrice. Frappé par l’exil de vingt ans du fils qui est aussi un frère, une famille de Kouba, dans la banlieue d’Alger raconte. A travers les silences, la parole ne suffit pourtant pas à exprimer la douleur. Cette histoire singulière, vécue à l’ombre de la décennie noire, où le manque et la tristesse deviennent des marqueurs identitaires, nous parle d’un pays, l’Algérie.

– Haçla (La clôture) de Tariq Tegiua [Algérie / 2006 / 24’]
À travers le cri de jeunes algérois vivant dans le renoncement, Haçla (la clôture) tente de donner à voir et à entendre, dans le labyrinthe d’impasses que constitue la ville d’Alger et ses environs, une société bloquée, refermée sur elle-même, où le cadre de la parole devient le seul espace de liberté individuelle. Le film est âpre, sans espoir, si ce n’est celui de la fuite.

– Harguine Harguine de Meriem Achour-Bouaakaz [Algérie-France / 2008 / 24’]
Pourquoi veulent-ils tous partir coûte que coûte, acceptant tous les risques, malgré les dangers qu’ils savent terribles? Qu’est-ce qui les pousse à fuir leur pays? Pourquoi sont-ils toujours plus nombreux à choisir cette voie? Récit de l’échec d’une fuite sur les lieux du départ. Fateh et ses compagnons racontent l’impossible exil.

Dans le cadre des 20 ans de Cinex

« Buvez toujours, vous ne mourrez jamais » Rabelais

Le 102 accueille l’association OVNIVINS pour une soirée rencontre-débat-flms-concerts.

Un vin naturel est un vin issu de raisins bio mûrs, vendangés à la main, pressés doucement et vinifiés sans intrants chimiques. Un vin politiquement incorrect pour des lendemains qui chantent. Les vignerons expérimentent et développent des principes en lien avec leurs propres convictions. Ils favorisent plutôt l’élan vital à la démarche préformatée vers laquelle chacun peut être tenté de glisser. Une philosophie de la vie.La découverte du vin naturel, comme la découverte des pratiques expérimentales artistiques (ici cinéma et musique), c’est oublier le formatage de la grammaire culturelle et réapprendre à regarder, à écouter, à goûter… à vivre.

Discussions et rencontres avec :

– Gilles Azzoni (vigneron en Ardèche – Mas de la Bégude, Le Raisin et l’Ange)
– Laurent Baraou (artisan caviste rural)
– Michel Tuz (« Les nouvelles couleurs du vin. Pour une approche dynamique des vins naturels », chez JPRocher édition)

Cinéma expérimental et écoutes sonores avec:
– Les Tournesols Colorés De Rose Lowder (1983 / 16mm / 3’)
– Wax Experiments de Oskar Fischinger (1923 / 16mm / 9’)
– Cruises de Cécile Fontaine (1989 / 16mm / 10’)
– Cinéma Art du “Mouvement” De Maurice Lemaître (1979 / 16 Mm / 4’)
– Stadt In Flammen de Schmelzdahin (1984 / 16mm / 5’)

Le vin naturel est à la vie ce que l’abstention est aux élections, une évidence.