Le jour du pain

De Sergueï Dvortsevoy (1998, 54 minutes, Beta-SP)
Une histoire extraordinairement banale “l’arrivéehebdomadaire du pain dans un petit village”, transfiguréeen une fable réaliste et édifiante par un grandcinéaste de l’observation contemplative. Un film tout enpoésie où on se demande tout le long comment Dvortsevoyarrive à attraper, dans de si beaux cadres ces morceaux de viesans en perdre la vitalité ; comme si il avait réussià se fondre dans le temps arrêté de ce villageà moitié abandonné aux alentours deSaint-Pétersbourg… Quelques habitants y vivent encore, enmajorité des vieillards, accompagnés de leurs animauxdomestiques. Une fois par semaine, le mardi, c’est le jour dupain. Mais lorsque le pain est mis en vente, chacun ne reçoitpas la ration attendue et prenne à partie la boulangère.

Fils de Lip

De Thomas Faverjon (2007, 50 minutes, DV-Cam) / En présence du réalisateur.
Peut-onêtre amer d’avoir participé à un des plusinventifs combats ouvriers des 30 dernières années ?A-t-on le droit de le dire ? “Mais qu’est ce qu’ilsen disent les autres eux ?” demande la mère duréalisateur à son fils…
Thomas Faverjon revient à Besançon pour tenter de fairele bilan de Lip aujourd’hui, en donnant la parole à tousceux qu’on n’a jamais entendus, “les sansvoix”, dont ses propres parents qui vécurent la fin duconflit comme un drame douloureux et déchirant… Il leuroffre, il nous offre un film touchant qui remet des mots làoù il y en manquait, qui remet l’humain au centred’un conflit social dont on a souvent eu qu’une visionpolitique mythique avec ses leaders charismatiques…

Le film commence là où s’arrête “Lip l’imagination au pouvoir” projetél’année dernière par la CNT au 102, lorsque leconflit se termine et que les ouvriers se retrouvent plus ou moinsseuls après quatre années de luttes communes…1977, Lip est liquidé.

Banlieues sous le feu des médias

Un film de Christophe Del Debbio. Un décryptage de la couverture médiatique des“émeutes des banlieues” de novembre 2005. Ce film montre le rôle que latélévision a joué dans la “crise” des banlieues. Les médias ont déclaréla guerre aux habitants des quartiers populaires. Déclarons la guerreaux médias !
Soirée organisée par Indymédia-Grenoble
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José Bové ou le cirque médiatique

Ce film de Damien Doignotanalyse et met en débat les rapports ambigüs que les“people” contestataires altermondialistes entretiennentavec les médias, à travers l’exemple de lamédiatisation de José Bové (et, trèssecondairement, d’Olivier Besancenot). Bref du beau mondeà l’affiche ! Projection suivie d’une discussion enprésence du réalisateur.

Où sont nos amoureuses ?

De Claudie & Robin Hunziger (2007, DVD, 53’)
En 1929, deux jeunes filles, Emma et Thérèse, nouent uneamitié exigeante et entière. Tout à leurdésir d’indépendance, elles sortent des cheminsbalisés de leur époque, jusqu’à partager uneamitié amoureuse dont on ne connaîtra vraiment ni lescontours, ni les interdits. Mais Emma se défend de succomberà l’amour, “cette maladie del’imagination” et dispense à son amie sesrêves de plénitude etd’expérimentation…

Basé sur des documents d’archives, ce documentairemagnifique retrace le destin de deux femmes qui ont existé dansles années 30. Elles étaient étudiantes, voulaientêtre professeurs et s’émanciper. L’une etl’autre, l’une avec l’autre, dans unecomplicité aimante et clandestine. Un film d’amour…politique !

Cinéma chez l’habitant

Nouscontinuons l’expérience cette année. L’idée est simple : sortir de lasalle du 102 pour rentrer dans l’intimité de vos appartements etdécouvrir des merveilles du cinéma documentaire…
On se propose devenir chez vous avec un vidéoprojecteur, un écran et le film que vousaurez choisi parmi une petite liste de films soigneusement élaborée parnos soins. De votre côté, vous invitez, soigneusement, une petitequinzaine de personnes (selon la taille de chez vous). Chacun apporte àboire et à manger, on regarde le film ensemble et on en discute. Enplus, c’est gratuit et c’est tout le trimestre !
Pour réserver votre soirée artoung@no-log.org (réponse sous 15 jours).



Soirée de soutien à L’Envolée

L’Envolée estun journal anticarcéral aujourd’hui menacé (pour laénième fois) par une grosse amende suite à uneplainte en diffamation de l’administration pénitentiaire
À 18h, projection du film “Tête au mur” de Bénédicte Liénard, où l’on suit le quotidien d’adolescents sous tutelle judiciaire.
Puis à 20h, concert avec Egohine qui mettent fin, avec émotion, à l’absence de crust à Grenoble depuis 1972. Il y aura aussi l’Oiseau Mort, duo de rap sombre qui pille allègrement dans l’electro, le jazz ou le rock. Et enfin, Koït Electrique Nymphonik imposeront leur cabaret punk et leur humour noir et incisif.

Un monde moderne

De Sabrina Malek et Arnaud Soulier (2005, 84 mn)
Depuis quelques années, les Chantiers de l’Atlantiqueà Saint-Nazaire ont mis en place une nouvelle organisation dutravail afin de baisser les coûts de
production. Sous-traitance, intérim, précaritéorganisée, les salariés des Chantiers racontent commentils vivent la construction du plus grand paquebot du monde, le Queen Mary 2.Quelles conséquences cette réorganisation induit-elle auniveau individuel et collectif ? Quels changements implique-t-elle dansles conditions et les rapports au travail ?

De la biométrie

Une soirée projection et discussion sur le thème de la biométrie. La biométrie, c’est la capture et le stockage de données physiques pour la reconnaissance des individu/es. L’ADN, l’iris de l’œil, le contour de la main ou les empreintes digitales en sont des exemples. Ces techniques de reconnaissance sont de plus en plus utilisées (accès à la cantine, à la voiture, aux ordinateurs portables…) et présentées de manières anodines. Nous vous invitons à aborder avec nous les dangers que présentent de telles techniques ainsi que la façon dont elles s’inscrivent dans des politiques de contrôles et de surveillances plus larges.