ANNULÉ ackerisms REPORT

Une mise en lien entre littératures féministes et pratiques performatives. En particulier : découvrir quelques facettes du livre Sang et Stupre au lycée de Kathy Acker ; à travers le partage de pratiques et de jeux, de pratiques de liens entre le corps et la pensée, entre soin et subversion.

Ouverture des portes 13h. Programme complet sur le102.net. Avec Caroline Boillet, Lauriane Houbey, Mathilde Monfreux et François Rossi.

SOIRÉE IMAGES SIMULACRES

«Ces simulacres s’élancent dans toutes les directions mais comme les yeux sont les seuls à les voir, c’est où nous portons nos regards que les objets les arrêtent de leurs formes et de leurs couleurs. Cette image émise pousse l’air interposé entre elle et les yeux…l’air chassé y baigne nos pupilles et s’en va. Sans doute cela s’opère avec une rapidité prodigieuse.»                                       — Lucrèce dans De Rerum Natura il y a deux siècles.

Comportement d’ondes par Lewis and Clovic (film sans film / son et images / 2 projecteurs 16mm / 45’).
Lewis & Clovic transforment les projecteurs en animaux de projection sans pellicule. On y joue du pré-cinéma pour un Space-Opéra-Noise à base de manipulations d’optiques et de trituration de faisceaux… Une fiction cinétique sonore pour quatre mains.

Film :
– Monelle, Diego Marcon (2017 / Italie / num / 16’)
– Blinkity Blank, Norman Mc Laren (1955 / Canada / 5’28)
– Line of absides, Julie Murray (2015 / 16mm / sil / 12’)
– Prima materia, Charlotte Price (2015 / 16mm / sil. / 3’)
– Deletion, Esther Urlus (2016-2017 / 16mm / 12’)

Gaëlle Rouard

Il y a un an, Artoung ! invitait Gaëlle R., ex-membre d’Artoung !, a venir nous montrer son dernier film en date. Proposition qu’à moitié déclinée puisqu’elle nous proposait de venir plus tard avec deux films. – COMBO ! – Bien contents nous sommes donc d’accueillir Gaëlle l’alchimiste de la photochimie la plus célèbre du Trièves qui vient interpréter ses deux dernières pellicules de fiction expérimental. La fôret de houx n’a qu’à bien se tenir. Au programme : un écran SCOPE, des couleurs qui font pâlir Kodak, une bande son qui fait flipper Sardou.
Deux films faits mains/maison :

PAS DE TITRE (2014 / 16mm / coul&nb / son / 25′)

« La chaleur monte au ciel.
Les mouches voient leur fin.
Emportent les ponts ou tarissent les fontaines. »

M…H (2016 / 16mm / couleur&nb / son / 36′)

Inspiré par O.W. lui-même l’étant par W.S.
Plutôt qu’une performance, il s’agit d’un film interprété en direct.
« Toc Toc
Secouez ce sommeil épais, la confusion a joué sa pièce maitresse ;
et damné celui qui le premier crie : ça suffit, assez !
Réveillez vous ! Réveillez vous et voyez !
Levez vous comme de la tombe, venez voir du grand Jugement l’image même. »

https://vimeo.com/177680014

Chantal Morte / Mother Fakir / Lèche-Moi

ATTENTION début des concerts 20h00 / ouverture des portes 19h00

Chantal Morte c’est du blues folk industriel minimaliste aux percussions métalliques et Banjo.
“Si la notion d’underground a du plomb dans l’aile, Chantal Morte se charge de lui redorer ses plumes, parce qu’elle est une alchimiste à deux doigts du coït, dans un entre-deux où toute tentative d’étiquetage intempestif est annihilé.
Sans tambour ni trompette c‘est une gigue macabre et candide mais venez l’entendre vive, c’est dans le vrai que ça reside !” Nitcheva

http://chantal.morte.free.fr/
https://www.youtube.com/watch?v=ufYDhKaxcDA

“Je préfère la sensation du métal sur ma peau plutôt que la crasse des autres.” dit Mother Fakir.
Un univers délirant, mêlant textes en français, musique concrète, dadaïsme sonore, synthés bon marché et bidouilles sur cassettes comme au bon vieux temps de la première vague industrielle.
Son nouveau show Karrosserie est toujours une performance corporelle et brutale, mais présente aussi le Fakir comme musicien. Une bande-son de boucles mixée en direct avec des bruits intimes de sa performance amplifiée. Sang, musique drone, bruits de ruptures cutanées, immersion dans la mélancolie, servi sur scène pour vous.

http://gonzai.com/mother-fakir-a-le-metal-dans-la-peau/

https://www.facebook.com/motherfakir/

Lèche-Moi, enfant illégitime de Chantal à moitié Morte est un bébé bien vivant, un rock sombre et romantique, avec machines, banjo et guitare.

Amène tes chatons !

Festival du cinéma sans image

Il arrive qu’au détour d’un film l’écran devenu noir prive soudain le spectateur d’image.Éteindre la lumière, fermer la porte, traversée d’un tunnel, panne de courant, explosion…Ces black-out cinématographiques,Grand Magasin (Pascale Murtin, FrançoisHiffler) et Antoinette Ohanessian les collectionnent et vous proposent un Festivaldu cinéma sans image. Un montage à la limite du monochrome noir. Un film que lespersonnages eux-mêmes s’efforcent sans répit de plonger dans l’obscurité.

Headwar / Dure-Mère / MetalkinG

Celles et ceux qui aiment le punk trouvent Headwar trop expérimentaux, mais celles et ceux qui adorent la musique improvisée les trouvent trop punks. Néanmoins, celles et ceux qui adulent la noise trouvent MetalkinG trop chelous, et dans le même temps, les passionné.es de douces mélodies les trouvent trop bruyants. En contrepoint, celles et ceux qui apprécient les mélodies trouvent Dure-Mère trop déconstruits, sans oublier celles et ceux qui ne jurent que par le bruit – qui les trouvent, eux, beaucoup, beaucoup trop musicaux. Alors ?

C’est peut être un concert à aimer, à détester, à analyser, pour danser, mais c’est certainement un concert à vivre. Il est organisé par Tænia Solium (un collectif de personnes animées par la rage féroce du rock’n’roll et l’aspiration à de nouveaux horizons). Avoir traîné nos basques dans l’un des lieux les plus patchwork qui soit, le 102, nous a donné envie de célébrer en beauté ses trente ans, et en se faisant plaisir : bruyamment et sans étiquettes !

Projecteur 16 Tout Puissant ! & Trois points crochets

Une soirée en deux parties autour de la pellicule 16mm. Un programme de courts expérimentaux qui (enfin!) ne datent pas des années 30 et qu’on n’a pas déjà vu trente-six fois au 102, puis une performance à base de films truqués surpiqués & lumière bruyante. Paul Sharits se retourne dans sa tombe.

– All that rises de Daïchi Saïto (2007 / 16mm / 7′)
– Ritournelle de Christopher Becks & Peter Miller (2012 / 16mm / 4′)
– Beltane de Christopher Steel (1997 / 16mm / 6′)
– Queen’s Quay de Stephen Broomer (2012 / 16mm / 1′)
– Beijing 1988 de Rose Lowder (1988-2011 / 16 mm / 12′)
– Mountain home de Robert Schaller (2007-2010 / 16 mm / 10′)

Trois points crochets : quatre projecteurs 16mm et une machine à coudre. Une performance qui mêle images travaillées en amont et film détérioré en direct par la machine à coudre, jusqu’à épuisement. Ça ferait penser aux mouvements d’Henri Michaux. Du film truqué surpiqué sans caméra, une expérience autour du support argentique. Ou comment le trou, en oscillation et traversé par la lumière, crée de l’image, du son, parle du cinéma et de la lumière bruyante.

Mariane Moula : machine à coudre /// Carole Thibaud : projecteurs 16mm
http://carolethibaud.com/doku.php
http://marianemoula.blogspot.fr/

La Cellule d’Intervention Metamkine / Petrolio

« La Cellule d’Intervention Metamkine nous offre l’expérience rare d’une musique libérée de toute servitude par rapport au cinéma, un cinéma live projeté comme de la musique, avec des projectionnistes qui manifestent une spontanéité d’instrumentistes ». Tom Cora

À la façon d’une pièce de musique sérielle, Petrolio est construit à partir d’un matériau visuel réduit à l’essentiel : un plan fixe tourné dans une petite station balnéaire – Vernazza, dans la région des Cinq Terres en Italie. Petrolio se fait en dialogue avec la musique, tel une partition en images ouverte à l’improvisation.

Metamkine
Christophe Auger projecteurs cinéma
Xavier Quérel projecteurs cinéma
Jérôme Noetinger dispositif électroacoustique

Petrolio
Stefano Canapa pojecteurs cinéma
Mathieu Werchowski violon, effets

En série #7

Produire en série des images et des textes, s’efforcer d’être dans la précision et la régularité tout en laissant leur place au hasard et à l’expérience, ainsi qu’au manque de matériel ; produire sans devenir une mini-usine ; aider à l’auto-édition sans devenir maison d’édition, donner des moyens à celles et ceux qui n’en ont pas ; se poser des questions techniques, politiques et économiques ; éviter les inondations ; faire circuler des savoirs qu’on maîtrise à moitié ; faire des choses qu’on n’avait pas essayé avant, des fois ; faire des choses jolies, tout simplement ; des choses nombreuses, souvent : bienvenue à l’atelier de sérigraphie 103. La septième ouverture publique de l’atelier traitera plus particulièrement des livres et des fanzines.

Ateliers
Samedi 11 et Dimanche 12 juin – de 13 à 19h
Atelier d’initiation à la reliure autour d’un livre des éditions Le commun des mortels. La participation à tous ces ateliers estgratuite, l’inscription nécessaire et le petit matériel de papeterie bienvenu.
Pour vousinscrire : 04 38 02 99 49 et contact@le102.net .

Cinéma & Performance
Vendredi 10 juin – 20h30 – 4/5€ au choix
Riojim improvise au projecteur 16mm à partir de montages de films qu’il réalise, en jouant sur la vitesse, les optiques, le rythme, la déterioration de la pellicule. Lionel Palun capte en direct cette matière et la retravaille en feedback vidéo, en delay, en écho, l’étire ou la comprime.
Lien : FilmBase

Puis suite de la séance avec quatre films autour de la sérigraphie, l’Atelier 103, la couleur, la matière et les gestes répétitifs : que des tueries !
– Ville Marie d’Alexandre Larose [2006-2010, 35 mm, coul-n&b, 13’]
– Threshold de Malcom LeGrice [1972, 16 mm, double écran, 10’]
– Variations on a cellophane wrapper de David Rimmer [1970, 16 mm, coul, 8’]
– Ray Gun Virus de Paul Sharits [1966, 16 mm, coul, 14’]

Jean Louis Costes

« La sorcière et les morts », dernier spectacle de J.-L. Costes. Avec costumes, actions etvoix live sur musique enregistrée.

Musicien, performeur infatigable, auteur de films, de romans, de bd, depuis 25 ans J.-L. Costes interprète ses opéras porno-sociaux, au cours desquels il se joue des tabous de notre espèce. À la fois d’une fraîcheur enfantine et d’une rage violente, magnifique ou misérable, il crie l’amour et la haine et rit de notre sort et du sien, au son d’une musiquecrue, habile, bruitiste : « le monde rentre en moi en désordre et je le revomis en vrac ».