NOCTURNE / MAUVAISE SURPRISE

Saphi est à l’origine de Nocturne et débute ses premières expériences analogiques et industrieuses en 1994. Ses préoccupations premières furent la notion de choix et de libre arbitre. Il est rejoint depuis par Cécile F. en 2006. Ils sont désormais deux à œuvrer entre noise rythmique et électronique sombre, instruments acoustiques et machinerie, chant et chuchotements. Les textes sont des chroniques d’humeur, des états d’âme et des voix intérieures enfin délivrées. Du bruit parmi nous dans l’incohérence qui nous rend fou.

Face à une situation donnée nous devons trouver une attitude qui puisse nous permettre de tenir. Mais notre logique biologique se distingue de la logique sociale, et notre opposition intérieure va parfois à l’encontre de ce que nous sommes réellement ou souhaiterions être. C’est dans l’intimité du raisonnement où naissent les premiers conflits avant leurs extensions possibles que Nocturne oscille.

Nous détruirons tout, même nos ruines parce qu’il n’y a rien que nous ne voulions détruire !

Mauvaise Surprise : Duo de meufs trash et hypnotique (Saint Étienne)

Musique désengagée qui vient des tripes pour nous faire vibrer les tympans et bouger les fessiers.

LAURENT BIGOT / JÉRÔME NOETINGER

Jérôme Noetinger profite de l’installation du Bord de la
Bande
au 102 pour se saisir de cet incroyable système de diffusion
de 40 transistors radio et préparer une pièce
dédiée aux spécificités de ce dispositif sonore.
 
D’un air instable. Des bouteilles en verre, en plastique, des canettes en métal, des baudruches, du tuyau médical, des robinets pour aquarium. Deux moteurs de frigo, quelques micros. Des flux d’air vont chatouiller des objets, malléables ou en équilibre précaire. Ce faisant ils génèrent un univers sonore. Les objets bougent, respirent, sifflent, craquent, éructent, vrombissent… Il est tentant de jouer avec eux. Cependant l’objet est un partenaire hasardeux.
Laurent Bigot : air
 

EN BAS HRUNDI BAKSHI / EN HAUT LES TROMPETTES

Une soirée acoustique et amplifiée à l’étage et au rez-de-chaussé !
En haut les trompettes s’offriront aux murs, fenêtres, poutres et tuiles dans la tombée du jour, bisous dans les oreilles.
Puis nous aurons loisir en bas de découvrir Hrundi Bakshi, nouvelle aventure d’un quartet électroacoustique à l’instrumentation symétrique. Jouer l’espace, sa projection, la matière et sa transformation. Creuser la rencontre acoustique / amplifié, instrument / électronique. Démonter la chaîne électroacoustique pour mieux la réinventer. Le cuivre irradié croise des turbulences électriques. Le feedback étendu rencontre le souffle continu. Verrons-nous un éléphant à la fin ?

Sébastien Cirotteau : trompette amplifiée
Jérôme Noetinger : dispositif électroacoustique
Christian Pruvost : trompette amplifiée
Arnaud Rivière : électrophone réparé, table de mixage préparée, etc

PLANT : JIM DENLEY [Au] & ÉRIC NORMAND [Ca] // KÖRPER de YESENIA FUENTES [Col]

Dans le passé, deux musiciens devaient échanger leurs systèmes et dispositifs de composition – timbres, gammes, harmonies, rythmes et structures – pour créer collectivement.

Séparés par l’Océan Pacifique, réunis à l’occasion de quelques sessions d’enregistrement, Jim Denley et Éric Normand ont choisi de revendiquer une musique dite “du monde”, où il ne s’agit surtout pas d’apprendre le système de l’autre pour créer un résultat attendu. On organise plutôt la co-existence de deux improvisations parallèles.
Assemblage sans compromis dans lequel chaque musicien peut convoquer l’intégralité de ces influences avec suffisamment de méthodologie partagée pour travailler simultanément.

Jim Denley : flûte et saxophone alto

Eric Normand : caisse claire

 

crédit photo : Masaki Iwana

Körper est une pièce solo de danse butoh créée en 2014 à Montréal. QC. par Yesenia Fuentes, avec une musique originale de Ziya Tabassian.

« Femme soumise par son environnement, une lutte spasmodique et presque agonisante d’un corps qui cherche peu à peu à se refaçonner, un moment d’intensité contenue… Körper c’est la douceur, la tension et la force. »

Yesenia Fuentes est une danseuse chorégraphe dont la pratique s’inspire principalement des techniques et des principes fondamentaux du Butoh. Toujours en soulignant l’importance du processus de recherche et de création, son travail se nourrit de la danse contemporaine, du ballet classique, des danses d’origine africaine et des danses colombiennes. Dans ses pièces et présentations, ainsi que dans les projets avec lesquels elle a collaboré, elle cherche à interroger l’absurdité et le creux de certaines dynamiques du monde contemporain tout en réfléchissant plus largement à l’existence et à la condition humaine. Non seulement sa préparation rigoureuse mais les différentes expériences et rencontres qu’elle a eues ont défini le style de Yesenia et mis en place un parcours de découverte à travers la danse.

https://www.youtube.com/watch?v=tIN6rA7oSNo

https://vimeo.com/249416096

LIONEL MARCHETTI / XAVIER GARCIA // < FIELDS > DE PALI MEURSAULT

Lionel Marchetti performer et compositeur de musique concrète dans la lignée de Pierre Shaeffer, Pierre Henry et Michel Chion et Xavier Garcia compositeur de musique électronique et musicien de L’ARFI.

L’un avec son analogique Revox et l’autre avec son numérique Laptop, installés au milieu du public et dans leurs forêt de haut-parleurs, ils mènent une véritable battle, ordinateur & magnétophone à bande, et nous jouent leur fascinante volière ping-pong  jusqu’à brouiller nos perceptions. Matière pré-enregistrée et jeu en direct sur cette matière même, jaillissement de sons et illusions composent cette improvisation qui se fabrique là sous nos oreilles.

Lionel Marchetti: magnétophone Revox

Xavier Garcia: sampler, traitement laptop


< fields > est le projet d’une rencontre entre l’enregistrement et l’instrument, la composition et
l’improvisation : insectes et chauves-souris enregistrés en France, au Japon et en Amazonie dialoguent avec les sons produits par le champ électromagnétique de tubes fluorescents, manipulés à l’aide de variateurs électriques et filtrés par un dispositif sonore analogique. Néons,variateurs, résistances et bobines permettent de capter et de sonifier un flux électromagnétique en partie contrôlé, en partie aléatoire. Une immersion sonore, mais aussi synesthésique : les variations lumineuses du dispositif accompagnent la perception ou tranchent dans l’écoute, impriment ses persistances rétiniennes.

Pali Meursault: laptop, néons, synthétiseur

 

THERMAL

Par Trio des Cendres. Thermal est une pièceélectroacoustique qui prend les bains thermauxcomme matière : matière sonore, matériau historique,matériel narratif, matérialité musicale.Thermal se situe à la frontière du field recording,du documentaire sonore et de la compositionmusicale, ceci dans une perspective de renduconcret de l’ici et maintenant.
Alain Freudiger voix, textes
Benoît Moreau diffusion, électronique
Raphaël Raccuia diffusion, synthétiseur

Terry / Mountza / Yves Bernard

Viens écouter le bon son de Melbourne.

bouffe vegan à 19h30
Concert à 20h30 pétantes !

Yves Bernard (nouveau groupe entre Valence et Grenoble)
Ces quatre jeunes gens ont beaucoup écouté les groupes récents de Melbourne :
Eddy Current Suppression Ring, The UV Race, Ausmuteants et Total Control.
Du garage rock à trois voix, dont deux identiques.

Mountza (nouveau groupe entre Saint-Étienne et Lyon)
Ces quatre jeunes gens ont beaucoup écouté les disques sortis sur le label néo-zélandais Flying nun records.
De l’indie rock à la The Verlaines donc, avec des structures chiadées et un tempo qui évolue au fil de la chanson.

Terry (Melbourne, Australie)
Ces quatre jeunes gens ont beaucoup écouté Swell Maps, mais ça j’aurais bien été incapable de le dire par moi-même.
Du post punk aux voix multiples, à l’aspect tranquille mais aux paroles acerbes et politiques.
« Vu d’où on vient (l’Australie), on peut difficilement s’empêcher d’être d’une façon ou d’une autre politisé. C’est un pays qui a été brutalement envahi par les Britanniques et continue d’être occupé par leur progéniture de colonisateurs de merde (nous). Une population débile de Masterchefs (*émission de téléréalité culinaire) et de Simpsons, avec des grands projets qui s’appuient sur le capitalisme et sur toutes les formes d’oppressions nécessaires à leurs réalisations».
On passera sur la critique des Simpsons et on écoutera avec enthousiasme « 8 girls », qui fait référence à huit femmes politiques australiennes ou « Moscow on Thames », qui, pour ce que je comprends, traite des inégalités économiques et sociales en Russie sous fond d’Angleterre néo-libérale.
Avec des membres de The UV Race et de Total Control.

IMPÉDANCE_ CLARINETTE_DÉLUGE / BERTRAND GAUGUET

Impédance_clarinette_déluge est une piècesonore encore inédite de Xavier Charles, unautre fameux souffleur. Créée en septembredernier à l’occasion de l’Audible Festival, elleest une infinie accumulation dans laquellel’instrument acoustique devient générateur desons et de fréquences : un flux, des blocs, l’échodes océans. Où que nous soyons, nous sommescernés par les ondes.

Frôlements, frottements, feulements, battements,étouffement, respiration primaire infinie.Des formes mobiles, transparentes et probablementinstables. Une jungle palpitante de viessifflantes et bruissantes, habitée du mystérieuxchant nocturne des canalisations, des silencesde coton, du calme mouvement des arbres. Lesouffle.
Bertrand Gauguet : saxophones acoustiques et amplifiés